Symplicy et Regmate annoncent une collaboration pour fluidifier la collecte KYC et les diligences anti-blanchiment des cabinets d’avocats 
25 octobre 2026

Symplicy et Regmate annoncent une collaboration pour fluidifier la collecte KYC et les diligences anti-blanchiment des cabinets d’avocats 

La nouvelle est sortie : Symplicy et Regmate unissent leurs forces pour simplifier la conformité anti-blanchiment des cabinets d'avocats, en Belgique, en France, au Luxembourg, aux Pays-Bas et à Monaco.

Grâce à l’intégration du formulaire intelligent Symplicy dans Regmate, le logiciel de conformité anti-blanchiment conçu pour les professions réglementées, les données d’identification de vos clients (KYC) et leurs pièces justificatives arrivent directement dans votre dossier de conformité.

L’intégration réduit les ressaisies et les échanges nécessaires à la constitution du dossier KYC.

Vous pouvez ensuite lancer le screening, documenter votre évaluation des risques et, en fin d’année, répondre sereinement au questionnaire anti-blanchiment de votre Barreau ou de votre Ordre sur la base de données fiables, collectées dès l’ouverture de votre dossier.

Pourquoi la conformité anti-blanchiment pèse-t-elle autant sur les cabinets d’avocats ?

Les obligations de vigilance existent pour de bonnes raisons.

Mais leur exécution au quotidien repose encore trop souvent sur des e-mails, des pièces jointes éparpillées, des tableaux Excel ou des fiches au format Word.

Dans les faits, l’avocat assujetti doit :

  • identifier et vérifier l’identité de son client, de ses mandataires et de ses bénéficiaires effectifs ;
  • évaluer le risque de chaque client et de chaque relation d’affaires (évaluation ou analyse individuelle des risques) ;
  • contrôler que le client ne soit ni une personne politiquement exposée (PPE) non détectée, ni visé par une mesure de sanction ou de gel des avoirs ;
  • conserver la preuve de ces diligences pendant toute la durée légale ;
  • rendre des comptes à son autorité de contrôle (Ordre, Bâtonnier ou Barreau), notamment via le questionnaire anti-blanchiment annuel.

Chaque étape suppose de recueillir les bonnes informations, au bon moment, auprès du client.

C’est précisément là que le bât blesse : vérification des données (le numéro de TVA est-il correct ? la carte d’identité est-elle toujours valide ?), relances, pièces manquantes, copies illisibles (photos floues, par exemple) et ressaisies manuelles dans l’outil de conformité.

Ces tâches sont chronophages, sans valeur ajoutée et, dans les faits, non facturables.

Une erreur de saisie peut en outre fragiliser tout le dossier en cas de contrôle.

Comment fonctionne l’intégration Symplicy × Regmate ?

Le principe est simple, et il reprend la logique qui a fait le succès de nos intégrations avec Kleos et Septeo Lawyer Solutions :

Symplicy fluidifie la collecte ; Regmate structure et trace les diligences de conformité.

Cette intégration offre aux cabinets un canal complémentaire de collecte, directement connecté à leur environnement de conformité Regmate :

  1. Votre client remplit le formulaire KYC intelligent de Symplicy, qui peut être paramétré et personnalisé selon vos exigences : questions conditionnelles, pièces à téléverser, ajout d’un consentement RGPD.
  2. Symplicy structure, vérifie la complétude des données saisies par le client et qualifie sa demande (la mission que le client vous confie) avant qu’elle ne vous parvienne.
  3. Les données et documents s’injectent automatiquement dans Regmate : la fiche client et son dossier KYC sont créés, prêts pour le screening et l’analyse de risque.

Résultat : fini la double saisie, fini les pièces oubliées, place à l’analyse.

Quelles pièces KYC le formulaire Symplicy collecte-t-il pour la lutte anti-blanchiment ?

Le formulaire s’adapte au profil du client. Il ne demande que ce qui est utile.

Les informations et pièces demandées sont adaptées au profil du client, à la mission et au paramétrage retenu par le cabinet.

Cette liste est indicative.

Les demandes sont adaptées à la juridiction, à la mission, à la structure du client et au niveau de risque :

Profil du client Exemples d’informations et de pièces pouvant être collectées selon le profil du client et les diligences applicables
Personne physique Nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, adresse ; copie recto verso de la carte d’identité ou du passeport ; profession ; statut de personne politiquement exposée (PPE)
 

Personne morale

 

Dénomination, forme juridique, siège, numéro d’immatriculation (BCE, SIREN ou RCS Luxembourg) ; statuts à jour ; extrait du registre du commerce (extrait BCE, Kbis ou extrait RCS) ; liste des administrateurs et représentants légaux

 

Bénéficiaires effectifs

 

Identité de chaque bénéficiaire effectif et pièce d’identité ; extrait du registre des bénéficiaires effectifs (registre UBO en Belgique, RBE en France et au Luxembourg) ; organigramme de la chaîne de détention et pourcentages

 

Mandataires

 

Identité et pièce d’identité de la personne qui agit pour le client ; procuration ou preuve du pouvoir de représentation

 

Relation d’affaires

 

Objet et nature de la mission ; pays concernés ; origine des fonds et, si nécessaire, du patrimoine, avec justificatifs

 

Toutes ces données arrivent dans Regmate déjà rangées au bon endroit, avec les documents attachés à la bonne fiche.

Que fait l’avocat dans Regmate une fois les données reçues ?

Une fois le dossier KYC alimenté par Symplicy, toute la puissance de Regmate est à votre disposition.

1. Lancer le screening en un clic

Regmate interroge les bases Dow Jones pour vérifier si votre client, ses dirigeants ou ses bénéficiaires effectifs figurent sur une liste de sanctions, sont des personnes politiquement exposées (PPE) ou font l’objet d’informations défavorables.

Comme les identités sont transmises telles quelles, sans ressaisie, le transfert automatisé limite les erreurs de retranscription des données utilisées pour le screening.

2. Documenter l’évaluation des risques client

La matrice des risques de Regmate s’appuie sur les réponses collectées : type de client, pays, nature de la mission, origine des fonds. Vous attribuez un niveau de risque, appliquez les mesures de vigilance adaptées (simplifiées, standard ou renforcées) et gardez une trace horodatée de votre raisonnement.

3. Répondre au questionnaire anti-blanchiment de votre Barreau ou de votre Ordre

Votre Barreau ou votre Ordre vous demande, le plus souvent chaque année, de rendre compte de votre dispositif : nombre de clients, profils de risque, PPE, pays à risque, mesures appliquées.

Avec Symplicy et Regmate, ces chiffres sont déjà dans votre outil. Plus besoin de reconstituer l’année à partir de vos e-mails : vous répondez sur la base de données collectées en amont, de manière cohérente et justifiable en cas de contrôle.

4. Rester prêt pour un contrôle

Pièces d’identité, extraits des registres de bénéficiaires effectifs, résultats de screening et analyses de risque sont centralisés et conservés dans Regmate, sur un hébergement cloud souverain.

Vous retrouvez en quelques secondes la preuve de chaque diligence.

Ce qu’en disent les équipes

« Nos clients-avocats nous le disaient : la conformité anti-blanchiment commence par la collecte des bonnes informations, et c’est là qu’ils perdent le plus de temps. Avec Regmate, nous connectons notre formulaire à un outil de conformité pensé par et pour les professions réglementées. L’avocat reçoit un dossier KYC complet, il n’a plus qu’à analyser. » Adrien Dumonceaux, CEO et cofondateur de Symplicy.

 « Regmate structure la vigilance, Symplicy en structure la collecte. En supprimant la ressaisie, cette intégration fiabilise le screening et l’analyse de risque, et permet aux avocats de préparer leur questionnaire annuel sans stress. » Jérôme Lee, CEO chez Regmate.

FAQ : KYC et anti-blanchiment pour les avocats

Qu’est-ce que le KYC pour un avocat ?

Le KYC (Know Your Customer) désigne l’ensemble des diligences d’identification et de vérification du client, de ses mandataires et de ses bénéficiaires effectifs. Pour l’avocat assujetti à la réglementation anti-blanchiment, il s’agit d’une obligation légale préalable à la relation d’affaires.

LBC/FT, LCB-FT, AML-CFT : quelle différence ?

Aucune sur le fond. Ces sigles désignent tous la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. On parle de LBC/FT (ou BC/FT) en Belgique et au Luxembourg, de LCB-FT en France, et d’AML (Anti-Money Laundering) en anglais, partout.

Quand un avocat est-il assujetti à la législation anti-blanchiment ?

Un avocat n’est pas soumis aux obligations anti-blanchiment pour toutes ses activités.

Il l’est lorsqu’il assiste son client dans la préparation ou la réalisation de certaines opérations, ou lorsqu’il agit en son nom et pour son compte dans une transaction financière ou immobilière.

Cette liste vient de la directive européenne et se retrouve, avec des nuances, en Belgique, en France et au Luxembourg :

Activité visée Exemples concrets pour les avocats
Achat ou vente de biens immobiliers Rédaction ou négociation d’un compromis de vente ; accompagnement d’un client qui achète ou vend un immeuble, y compris lorsqu’il est détenu par une société ; vente du logement familial lors de la liquidation d’un régime matrimonial
 

Achat ou vente d’entreprises

 

Cession de parts ou d’actions ; rachat d’entreprise ; cession de fonds de commerce

 

Création et vie des sociétés

 

Constitution d’une société ; organisation des apports ; augmentation de capital ; pacte d’actionnaires ; liquidation de société

 

Gestion des fonds ou des actifs du client

 

Réception et reversement du prix de vente sur le compte de tiers de l’avocat (compte de qualité, CARPA) ; mission de séquestre

 

Comptes bancaires

 

Ouverture ou gestion d’un compte bancaire, d’épargne ou de titres pour le client

 

Fiducies, trusts, fondations

 

Constitution ou gestion d’une fiducie, d’un trust ou d’une fondation ; domiciliation de sociétés

 

Mandat pour le compte du client

 

Signature d’une transaction au nom du client, par exemple sur procuration chez le notaire

 

Conseil fiscal

 

Expressément visé en France ; au Luxembourg, la structuration fiscale liée à une transaction est également couverte

 

Quels documents demander à un client pour la lutte anti-blanchiment ?

Pour une personne physique : une pièce d’identité en cours de validité et des informations sur sa profession et son statut PPE. Pour une société : ses statuts, un extrait du registre du commerce (BCE, Kbis ou RCS), un extrait du registre des bénéficiaires effectifs (registre UBO ou RBE) et l’identité de ses dirigeants. Selon le risque, on ajoute des justificatifs sur l’origine des fonds.

Qu’est-ce qu’un screening PPE et sanctions ?

Il s’agit d’identifier un éventuel statut de personne politiquement exposée et rechercher les correspondances potentielles avec les listes de sanctions, afin de déterminer les diligences et mesures appropriées.

Regmate réalise ce contrôle sur les bases Dow Jones.

Comment préparer le questionnaire anti-blanchiment annuel du Barreau ou de l’Ordre ?

En centralisant tout au long de l’année les données KYC, les résultats de screening et les analyses de risque de chaque client.

Avec Symplicy et Regmate, ces informations sont collectées à l’ouverture du dossier et restent disponibles pour répondre au questionnaire.

Faut-il un logiciel de gestion de cabinet pour utiliser l’intégration ?

Non. L’intégration Symplicy × Regmate fonctionne seule. Elle peut aussi compléter nos intégrations avec Kleos ou Septeo Lawyer Solutions pour la gestion de vos dossiers.

Mettre en place une procédure anti-blanchiment dans son cabinet : les cinq étapes

Une intégration ne remplace pas une procédure.

Elle la rend plus simple à suivre.

Voici les cinq étapes d’une procédure de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme adaptée à un cabinet d’avocats, avec, pour chacune, ce que le flux Symplicy × Regmate prend en charge.

La question à se poser tout au long du dossier reste la même :

« Suis-je instrumentalisé par mon client à des fins de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme ? ».

Le bon moment pour y répondre : dès réception de la fiche client KYC, avant d’entrer en relation d’affaires.

Étape 1 : collecter les informations et les pièces

L’objectif est double : identifier le client (et, le cas échéant, ses mandataires et bénéficiaires effectifs) et comprendre la mission qu’il vous confie.

Avec Symplicy, le client complète lui-même le formulaire KYC et y joint ses pièces.

Le formulaire adapte ses questions au profil (personne physique ou morale) et refuse l’envoi tant qu’une pièce obligatoire manque.

Les données et documents sont ensuite injectés dans Regmate, où la fiche client et le dossier KYC sont créés.

Étape 2 : déterminer si vous êtes assujetti pour ce dossier

Deux questions à se poser :

  • Est-ce que j’assiste mon client dans une opération visée par la réglementation LBC / FT ?
  • Est-ce que j’agis pour le compte de mon client dans une opération financière ou immobilière ?

Si la réponse est oui à l’une des deux, vous êtes assujetti pour cette mission.

Le tableau plus haut dans cet article en donne les exemples concrets.

Comme le formulaire Symplicy qualifie la mission dès la demande, cette question peut être tranchée avant même le premier rendez-vous.

Astuce : En cas d’assujettissement, ajoutez une pastille sur le dossier papier ou une étiquette spécifique sur le dossier électronique.

Dans Regmate, le dossier pourrait être marqué comme assujetti, ce qui remplace la pastille sur le dossier papier.

Étape 3 : évaluer le risque du client

Sur la base de votre évaluation globale des risques du cabinet, réalisez l’évaluation individuelle du client :

  • Vérifiez son identité, recherchez son nom et celui de ses bénéficiaires effectifs sur les listes de sanctions et de personnes politiquement exposées.
  • Consultez la presse négative.
  • Comparez les pièces reçues avec les registres publics (registre UBO ou RBE) et soyez attentif à toute incohérence entre ce que le client déclare et ce que vous trouvez.

Dans Regmate, le screening s’exécute sur les bases Dow Jones à partir des identités transmises par Symplicy, sans ressaisie.

La matrice des risques propose ensuite un niveau de risque que vous validez ou ajustez, avec une trace horodatée de votre raisonnement.

Étape 4 : déclarer un soupçon si nécessaire

En cas de soupçon, l’avocat ne s’adresse pas directement à la cellule de renseignement financier : sa déclaration passe par le Bâtonnier, qui vérifie le respect du secret professionnel avant de la transmettre.

Les résultats du screening et l’analyse de risque conservés dans Regmate constituent le dossier sur lequel vous appuyez votre décision de déclarer ou non.

Étape 5 : conserver les preuves

Conservez les données d’identification du client, de ses mandataires et de ses bénéficiaires effectifs, les copies des pièces et le résultat des consultations de registres, ainsi que les documents relatifs aux opérations réalisées.

Regmate centralise ces éléments sur un hébergement cloud souverain, de sorte que la preuve de chaque diligence reste disponible en cas de contrôle de votre Ordre ou de votre Barreau.

Points d’attention

  • Ces cinq étapes constituent une base générale. Elles doivent être adaptées à votre pratique et intégrées dans vos procédures internes.
  • Votre Ordre ou votre Barreau met à disposition des outils pratiques : checklists, grilles d’évaluation des risques, modèles de déclaration.
  • Une formation régulière reste indispensable.

Textes de référence

Pays Texte Dispositions utiles pour l’avocat
Belgique Loi du 18 septembre 2017 relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme Art. 5, § 1er, 28° (activités visées) ; art. 16 (évaluation globale des risques) ; art. 19, § 2 (Évaluation individuelle des risques, fondée sur l’évaluation globale de l’art. 16) ; art. 21 à 27 (identification et vérification) ; art. 35 (vigilance continue) ; art. 52 et 53 (déclaration via le Bâtonnier et secret professionnel) ; art. 60 (conservation, dix ans)(Lecture sur la version consolidée du Moniteur (mise à jour au 4 septembre 2026).
 

Luxembourg 

 

Loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme

 

Art. 2, (1), 12° (activités visées) ; art. 2-2 (approche fondée sur les risques) ; art. 3 (vigilance à l’égard de la clientèle) ; art. 3, (6) (conservation, cinq ans) ; art. 7 (transmission par le Bâtonnier et exception pour le conseil et la défense) (Lecture sur la version consolidée du Journal officiel (mise à jour au 8 aout 2026).

 

France

 

Code monétaire et financier, livre V, titre VI, chapitre Ier

 

Art. L561-2, 13° (assujettissement) ; art. L561-3 (activités visées et exception) ; art. L561-4-1 (classification des risques) ; art. L561-5 et L561-6 (identification et vigilance constante) ; art. L561-12 (conservation, cinq ans) ; art. L561-15 et L561-17 (déclaration de soupçon et transmission par le Bâtonnier) (Lecture sur la version du Code monétaire et financier, mis à jour le 1er septembre 2026).

 

Ces textes transposent la directive (UE) 2015/849, dont l’article 2, § 1er, 3), b) définit les activités des avocats qui entrent dans le champ de la lutte anti-blanchiment.

Connectez votre formulaire KYC Symplicy à Regmate

Ne perdez plus votre temps à recopier des pièces d’identité et des extraits de bénéficiaires effectifs dans votre outil de conformité : automatisez cette étape !

Garder des informations centralisées pour faciliter le suivi des dossiers KYC et la préparation des contrôles.

Vous pouvez commencer dès aujourd’hui à connecter votre formulaire Symplicy à Regmate.

Et surtout, n’avancez pas seul : nous sommes à vos côtés pour paramétrer votre formulaire KYC et tirer le meilleur parti de l’intégration.

Contactez nos équipes pour connaître les modalités d’activation !

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